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Route du Rock hiver partie 2
Retour des vacances (Amsterdam, c’ètait super) et reprise donc des chroniques.
On recommence avec la seconde partie de la route du rock.
Samedi 21 février

On débute cette deuxième soirée avec Women…et là je n’ai plus aucun souvenir de ce concert…me reste que le dessin…peux donc pas dire si c’était bien ou pas…ça devait être moyen…Par contre je me rappelle super bien la succulente galette saucisse et les crêpes au sucre à un euro…

C’est donc l’estomac bien rempli que nous abordons la suite. Sous ses airs très PJ Harveysques (très, voire trop prononcés), Laetitia Shériff, secondée par deux excellents musiciens, nous distille un son pas mal du tout, alternant balades douces, rock planant et titres dignes de figurer sur la bande originale d’un bon James Bond. Dans tous les cas elle maîtrise très bien son sujet. Quelques morceaux moyens (dont une reprise de The Sounds dispensable) viennent un tout petit peu ternir le tableau mais un duo éclatant en fin de concert (dans une veine proche de celle des Raveonettes) avec son guitariste balaye tout doute quant à un éventuel manque de talent de l’artiste. Espérons qu’elle approfondisse ce sillon ! Pour corser le tout, elle invente le « striptease bijoux », enlevant un a un ses colliers à chaque chanson pour finir en simple robe sombre…J’ai pas trop compris si c’était voulu ou pas mais j’ai bien aimé.


Les Handsome Furs sont ensuite prétexte à l’observation d’un phénomène rare de la jungle des festival: la parade amoureuse des verres de bière sur les caissons de basse…Après quelques minutes d’approche timide les deux verres se rejoignent finalement à la seule force des tremblements induits par la musique puis s’embrassent ! C’est beau la nature quand même! Il faut dire que la bonne electro-clash bien péchue (certes pas très novatrice mais vraiment efficace) du duo y est pour quelque chose. Cela dit je reste de l’avis que ce son n’est pas vraiment adapté à la scène, et ce malgré les efforts évidents du couple (manifestement content d’être là) pour réveiller un public plutôt amorphe … je crois que je préfèrerais les voir en club plutôt, dans une salle plus petite avec des spectateurs désireux de se lâcher. Rdv est pris pout la prochaine fois.


Arrivent ensuite les Crystal Antlers, tous de leur moustache parés (sauf le batteur), pour un set qui de leur aveu sera le plus long qu’ils aient jamais joué…Une énorme claque (la troisième donc)…Il y a du Led Zep, du Metronomia (MGMT), de l’envolée qui va bien, du nirvana, du psyché, des doors…bref une musique qui sent bon l’Amérique ! J’ai juste toujours pas compris la focntion du black à gauche de la scène. Il ne joue de rien, ne chante pas et se contente de remuer torse poil…serait-ce un village people égaré?.

NLF3 entrent sur scène alors que Juliette et Guillaume s’endorment profondément dans les gradins (la faute en partie à la fatigue accumulée à cause du mini troll de 1an et demi qu’ils ont chez eux…et là on se dit que si ils arrivent à roupiller au milieu d’une salle de concert, on n’ose pas imaginer le bruit que doit faire un bébé pour réussir à les maintenir éveillés toute la nuit). Sauf à ce qu’on ait été entourés de parents d’enfants en bas age (ce qui est plausible vu la concentration incroyable de trentenaires ce soir-là) , je ne m’explique pas le fait qu’une bonne moitié du public ait aussi piqué du nez pendant ce concert passionnant. Peut-être sont-ils en réalité entrés en méditation…la très bonne musique s’y prétait bien en tout cas…
Encore une fois nous loupons Joakim à l’escalier…l’éternel paradoxe des boites de nuit au milieu de la campagne et du nécessaire retour en bagnole (et vu l’ètat dans lequel j’étais la dernière fois que j’ai vu Joakim à l’oeuvre, autant oublier tout de suite la voiture…)
Dimanche 22 février
Elysian Fields à la chapelle saint sauveur, ce serait sacrilège de louper çà! Arrivés à la dernière minute (toujours se rappeller que Saint Malo est un port, avec des vrais bateaux dedans, et que donc parfois les routes sont coupées pour les laisser passer…), nous sommes chanceux dans notre malheur puisque toutes les places assises étant prises nous n’avons pas d’autre choix que de nous glisser dans une petite alcove quasiment devant la scène, là où on voit le mieux.

Que dire de ce concert sinon juste que c’était fantastique! Un piano, une guitare, la voix de Jennifer Charles, les sourires complices d’oren Bloedow et rien d’autre ! de la magie pure. Le lieu, ancienne église réformée, crée une intimité incroyable avec ses grands rideaux blancs tombant du toit et le lustre de cristal rougi par les spots qui se balance au dessus de la scène (de l’estrade plutot). On a les artistes à portée de main. C’est presque comme une messe en fait, sauf qu’ici pas de baillement d’ennui, pas de gamins qui braillent, pas de papis qui s’endorment…juste un public attentif et hypnotisé, conscient qu’il vit là un moment rare. Avec la moquette rouge épaisse sous nos pieds on se croirait presque à la maison, à tel point que Bajac ira jusqu’à se mettre en chaussettes. Les morceaux d’Afterlife se prètent admirablement bien à l’interprétation acoustique et on s’enfonce paisiblement dans une douce torpeur, à peine dérangée par les deux surprises qu’ils nous ont réservé en fin de concert, à savoir une reprise superbe de Bonnie and Clyde (qu’ils chanteront deux jours plus tard sur France Inter) et une nouvelle chanson sur les paroles du petit chaperon rouge topissime.
Croyez le où non, se ballader le long de la plage après çà avec le reste des sons dans la tête est une pure merveille…
Route du rock hiver Partie 1
Ha la la…beaucoup trop de travail et pas assez de concerts en ce moment…du coup je publie la chronique de la route du rock que je gardais pour plus tard…
Back to Saint Malo, mon véritable chez moi, pour la traditionnelle version hiver de la route du rock que je n’ai jusqu’à présent jamais ratée. OK, 8 heures de routes depuis le luxembourg c’est long, mais accompagné des amis ça se fait très bien…et puis la programmation valait encore une fois largement le déplacement.
Vendredi 20 février
On ouvre les hostilités avec Jeremy Jay, une sorte de mix entre The Smiths et The Wave Pictures mais en moins bien. Ça s’écoute certes, mais ce n’est pas franchement transcendant, loin des éloges actuelles qui lui sont faites dans tous les bons magazines… Les bases y sont pourtant, c’est certain. Il manque juste à chaque fois le petit truc enthousiasmant. J’ai un peu l’impression d’être le seul à penser cela dans la mesure où le public le réclame pour un rappel. Ce que j’ai aimé par contre c’est son allure de grand duduche très sympa à dessiner…

Après cette mise en bouche moyenne, c’est au tour de Chairlift de monter sur scène. Ce qui est bien avec la route du rock c’est qu’on est certain de se prendre au moins une claque pendant ces 3 jours. L’année dernière c’était Yeasayer, cette fois-ci c’est Chairlift (ça doit etre l’effet Brooklyn). Pour leur dernier concert en France, le groupe à la chanteuse parfaitement francophone (la magnétique Caroline Polachek, malgré son look bien pourri) nous gratifie d’un concert à couper le souffle ! Ce qui frappe c’est qu’on est baladé d’une sensation à l’autre sans arrêt, avec impossibilité de s’ennuyer ou de décrocher. On est littéralement happés dans une ambiance toute à la fois planante, sexy, synthétique et dérangée, mêlant légèreté et puissance, classe folle et kitsch de mauvais goût. C’est juste sublime ! Pour le coup le rappel est franchement mérité et c’est un déchirement de les voir partir. A l’écoute de leur disque il est impossible de s’imaginer la qualité du live qui en découle, la surprise n’en est donc que plus agréable. Par contre pour bien apprécier il fallait vraiment être au milieu de la salle, les basses pourrissant complètement le son le long des murs, ce qui explique certainement l’engouement relatif de Guillaume (qui requalifie le groupe de “Tears for Feist” ) et de Bajac qui, justement, sont restés collés au-dit mur.


C’est ensuite un vrai plaisir de revoir John and Jehn. Toujours aussi méchamment efficaces en live, ils auront ainsi droit à leur premier stage diving… Ils n’ont par contre rien changé à leur look, je renvoie donc à mes dessins et commentaires d’il y a quelques mois. J’aurais bien aimé leur parler de nouveau mais l’organisation du festival est différente des années précédentes et il est de plus en plus difficile d’approcher les artistes (ce qui, en passant, enlève un peu du charme incomparable de la version hiver…)

Déjà aperçus à la garden nef party en juillet (voir là aussi ma chronique sur le sujet), j’étais resté sur une très bonne impression quant aux capacités scèniques d’Archie Bronson Outfit. Autant ne pas faire durer le suspens, ils ont confirmé au-delà de mes attentes tout le bien que je pensais d’eux. L’acoustique de la salle aidant (attention, avec ce groupe ne surtout pas rester près des baffles !), l’association batterie bien lourde + lignes de basses qui tachent+ bon gros sons de guitares fonctionne parfaitement, laissant au second plan les chants en forme de plainte et les cris à la zombie-zombie qui renforcent la vocation dansante de l’ensemble…irrésistible ! Les videurs pourtant positionnés au milieu du public devant la scène (le videur n’aime pas le stage diving) ne pourront rien faire contre et, chose assez rare, alors que le public reste calme devant (toujours à cause des videurs mais parfait pour moi pour dessiner), c’est autour que tout le monde se lâche ! Très très bon concert. .. vraiment!



Après ça, rester pour Titus Andronicus semble limite incongru. Son pas terrible, brouhaha assez indigeste, plus de bières servies au bar…c’est bien l’heure de rentrer (trop crevés pour attendre le mix du dirty sound system à l’escalier).
musiques volantes jour 1 – John and Jehn, Gravenhurst et Fluokids
Samedi 1er novembre, EXIT
J’avoue, je n’ai pas eu le temps de bien me renseigner sur les groupes qui jouent ce soir. Je connais un peu Gravenhurst et suis déjà allé à l’occasion visiter le blog des fluokids (en partie à cause des photos, c’est vrai…) Je ne connais en revanche pas du tout John and Jehn.
Comme j’aime bien élargir ma palette sonore et découvrir de nouveaux groupes, je me suis arrangé pour arriver à l’heure (enfin presque) pour John and Jehn. Bien m’en a pris car c’était un concert vraiment remarquable. Un petit coté the kills en un peu plus réservé avec une touche de classe londonienne (bien qu’ils soient français)… on en ressort vraiment boosté avec une furieuse envie de faire la fete…A écouter d’urgence, surtout les singles!
Meeeerde! j’ai fait une faute à John et jehn…les ”h” sont mals placés…ça m’apprendra à picoler tout en dessinant…
Forcément, la musique sobre et languissante de Gravenhurst vient ensuite un peu (beaucoup) casser le rythme. On est vraiment à l’opposé de ce qui précède: look de randonneur vs chic anglais; ballades magnifiques et éthérées (entrecoupées à la fin de solos torturés inaudibles) vs rock indé à tendance électronique efficace; envie de s’asseoir vs remuage de guibolles; solo vs couple…deux mondes à priori séparés par un gouffre mais qui pourtant cohabitent bien…pour un samedi soir mon choix penche tout de meme clairement en faveur des premiers.
Justement, il est 01h00, le bon moment pour aller voir les fluokids au dqliq donc. En partant de l’EXIT on se dit que ce sera blindé et que donc on a intéret à se grouiller…arrivés sur place on constate en fait exactement l’inverse…sans etre vide ce n’est clairement pas l’affluence escomptée…difficile dans ces conditions de bien faire partir la soirée. Le son est pourtant bon mais le public rechigne à danser…bref une soirée “normale” au lieu de la chouette fete à laquelle je m’étais préparé…c’est un peu con mais bon… c’est l’jeu ma pauv’ lucette….
garden nef party 2008
Une édition vraiment top. Hormis la présence de mademoiselle K (je ne la supporte pas…mais cela n’engage que moi), de Nada Surf (bof bof) et des BB brunes (là je crois que mis à part P. Manoeuvre et quelques adolescentes en chaleur tout le monde est d’accord pour dire que c’est de la daube), la prog était vraiment impeccable. Des fesses de Peaches à celles d’Iggy pop, pas une seule fausse note. Pour couronner le tout, l’ensemble du staff est adorable et tous m’ont laissé dessiner tranquillement là où je le voulais. De loin le meilleur festival que je connaisse.
Pour les images c’est là : garden nef slide show (cliquez sur “original view” ou directement sur l’image pour une meilleure résolution). Je sais que la qualité n’est pas terrible mais je cherche un site qui m’offre la possibilitè de faire des slide shows de grande dimension, si quelqu’un en connait un merci de me le dire).
To see the drawing report, please follow the link : garden nef slide show . Click on “original view” or directly on the picture for better resolution. Sorry for the bad quality of the pictures, if anyone knows where I can get larger slide shows, please tell me!



